mardi 10 septembre 2019

Critique de HELLBOY (2019) de Neil Marshall


💡 À savoir :

Après les 2 films de Guillermo Del Toro (Pacific Rim) des annĂ©es 2000, adulĂ©s par la critique et les fans, un troisième Ă©pisode se faisait ardemment dĂ©sirer par le public impatient de retrouver leur dĂ©mon favori en salle. Finalement, c’est Neil Marshall (The Descent) qui est chargĂ© de tourner un reboot de la licence au cinĂ©ma avec ce nouveau Hellboy rĂ©interprĂ©tĂ©.

Cette version s’inspire de l’histoire dĂ©veloppĂ©e dans le comics : "Hellboy, Volume 9 : The Wild Hunt."

Cette fois, le rĂ´le de Hellboy s’appuie sur les Ă©paules de David Harbour (Stranger Things). Il lui fallait alors pas moins de deux heures de prĂ©paration au maquillage tous les matins avant d’entamer chaque journĂ©e de tournage pour pouvoir prendre la forme de ce diable Ă  moitiĂ© humain.

Il est escortĂ© dans ses aventures par ses acolytes, Sasha Lane (American Honey) qui joue l’ingĂ©nue mĂ©dium Alice Monaghan, et Daniel Dae Kim (Lost) en tant que commandant Ben Daimio, agent très spĂ©cial rempli de surprises.

Quant au père adoptif de Hellboy, c’est l’illustre comĂ©dien britannique Ian McShane (John Wick) qui lui prĂŞte ses traits.

Enfin, Milla Jovovich (Resident Evil) est chargĂ©e d’interprĂ©ter la cruelle et sanguinaire sorcière Nimue.

Quand la team Hellboy débarque, attention les dégâts!

đź“– L’histoire :

Hellboy est envoyĂ© Ă  Londres et se retrouve confrontĂ© Ă  une horde de monstres rĂ©pugnants Ă  affronter. Il devra alors se mesurer Ă  une puissante sorcière ressuscitĂ©e du fond des âges, qui menace de plonger l’humanitĂ© dans sa peste noire. Nous suivons donc les pĂ©ripĂ©ties de notre diablotin rougeoyant, aux cornes brisĂ©es, et dont la main droite de la mort faite de pierre indestructible, peut exploser aisĂ©ment tout ceux qui ont la mauvaise idĂ©e de lui bloquer la route.

Il est accompagnĂ© dans ses joutes guerrières par sa petite Ă©quipe de parias, autant contre d’autres monstres abominables, que contre des humains impitoyables qui le craignent et le dĂ©testent. Mais ce sera Ă©galement l’occasion pour lui de dĂ©couvrir ses origines, les raisons de son existence, ainsi que l’Ă©tendue de ses pouvoirs infernaux qui lui dĂ©voileront sa destinĂ©e.

Je sens que ça va faire mal...

📹 Réalisation / mise en scène :

Hellboy est une rĂ©alisation classĂ©e “Rated R” (interdit aux mineurs de moins de 17 ans non accompagnĂ©s aux Etats-Unis) ce qui signifie qu’une certaine violence sanguinolente est omniprĂ©sente tout au long des presque 2h que dure la sĂ©ance. Sur le papier, cela tranche nettement avec l’esprit des deux premiers Hellboy bien plus destinĂ©s au grand public, mais dans les faits, cette surabondance gratuite d’effets trash et gores est assez superficielle et n’apporte pas grand chose de plus Ă  l’action. En effet, toutes les scènes jouant avec cette classification adulte, ne sont que survolĂ©es et dĂ©dramatisĂ©es aussitĂ´t.

Les trucages, pour la plupart, sont plutĂ´t saisissants, autant numĂ©riques que ceux rĂ©alisĂ©s en maquillage. Et les costumes et dĂ©cors assurent le spectacle, mĂŞme si l’on peut sentir la prĂ©sence de beaucoup de fonds verts pour y incruster des environnements digitaux. Certains plans sont dotĂ©s d’une photographie somptueuse et nous montrent des tableaux visuels parfois renversants. Le bestiaire monstrueux sort de l’ordinaire, et la diversitĂ© des nombreuses crĂ©atures est diablement gĂ©nĂ©reuse. La qualitĂ© gĂ©nĂ©rale des effets spĂ©ciaux est vraiment apprĂ©ciable (les batailles, les transformations, les pouvoirs, les monstres, les paysages) alors mĂŞme s’il persiste quelques ratĂ©s relativement incomprĂ©hensibles (comme Hellboy enfant, ou les spectres nausĂ©abonds), le production n’a pas Ă  rougir face aux plus gros blockbusters hollywoodiens qui coĂ»tent gĂ©nĂ©ralement jusqu'Ă  quatre fois plus cher.

CotĂ© scĂ©nario, c’est basique, simple et plutĂ´t efficace. Le style bourrin et bas de plafond est totalement assumĂ©, et l’humour peut faire lĂ©gèrement sourire quelquefois, mais sans plus. Les passages d’action s’enchaĂ®nent sur un rythme bien soutenu, et l’ambiance musicale Rock Heavy Metal se prĂŞte parfaitement Ă  ces combats survoltĂ©s.

Tout le casting a tendance Ă  cabotiner, c’est surjouĂ©, mais ce n’est pas bien grave puisque cela reste dans le ton exagĂ©rĂ© du film.

Tu veux un chewing-gum Pumbaa? oh si si, prends donc un chewing-gum!

💛 Impression générale :

Finalement, ce Hellboy "nouvelle génération" se présente comme un petit plaisir coupable. Ne connaissant pas le comics original, il m'est impossible de juger de la fidélité du film à l'histoire originale. Malgré tout, il faut bien admettre que ce mélange de comédie / action / fantastique / gore / trash est ultra jubilatoire et il réussit fort bien à remplir son contrat de divertissement "bête et méchant".

Ayant coĂ»tĂ© moins que ses 2 prĂ©dĂ©cesseurs (“Ă  peine” 50 millions de budget, alors que le premier Hellboy avait coĂ»tĂ© 60 millions et le deuxième 80 millions) c’est aussi celui qui a engrangĂ© le moins d’argent au box-office. Bien en dessous des attentes des studios d'Hollywood, il ne sera mĂŞme pas rentabilisĂ©, condamnant malheureusement la future carrière cinĂ©matographique de notre anti-hĂ©ros dĂ©moniaque Ă  ĂŞtre renvoyĂ©e dans les limbes de l’oubli. 

Non, je n'ai aucun complexe à compenser, qu'est-ce qui peut bien te faire penser ça?

🏆 Notes parmi l'équipe :

Damien

Critique rédigée par Damien



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